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Marathon de Marrakech : où dormir quand le départ est à 7h45

La 37e édition part le dimanche 31 janvier 2027 à 7h45, avenue de la Menara. Le parcours est plat. Ce qui coûte des minutes, c’est la nuit du samedi et le trajet de 6h30.

Mis à jour le 31 août 2026 4 min de lecture Par Les Dars de Marrakech

La Chambre Verte, lit queen size et tête de lit en arche peinte vert d’eau

La 37e édition du marathon international de Marrakech part le dimanche 31 janvier 2027 à 7h45, avenue de la Menara, derrière le Sofitel. Le parcours est homologué sur 42,195 kilomètres, plat, avec quelques faux plats montants dans la palmeraie. Le semi part une heure et demie plus tard, à 9h15.

Le parcours ne vous coûtera rien. La nuit du samedi, si.

Le dimanche, en chiffres



Départ et arrivée au même endroit, avenue de la Menara. La course passe devant la Koutoubia, longe les remparts et traverse les jardins de la Ménara. Plus de quinze mille coureurs sont attendus. L’épreuve existe depuis 1987 et se court sous le Haut Patronage du roi.

La barrière à 5 h 30 mérite une seconde de lecture. Elle est large pour un premier marathon, elle ne l’est pas si vous marchez la deuxième moitié.

Le samedi n’est pas un jour de repos

Les dossards se retirent le vendredi 29 et le samedi 30 janvier, de 9h30 à 19h30, place de la Koutoubia, sous la tente de l’organisation. Passeport obligatoire.

Donc vous entrez dans la médina la veille. À pied, sur des pavés, dans une foule, un samedi. Beaucoup de coureurs y passent deux heures sans s’en rendre compte, entre le trajet, la file et le détour par les souks « puisqu’on est là ». Ces deux heures debout se paient le lendemain au trentième kilomètre.

La parade tient en une phrase : allez chercher le dossard le vendredi. La tente ouvre à 9h30 les deux jours, et le vendredi elle est vide.

Ce que janvier fait au corps à sept heures du matin

Les normales officielles de janvier à Marrakech, série NOAA 1991 à 2020 : 19,1 degrés de maximale, 5,9 de minimale, 25 millimètres de pluie sur 3 jours, 7,4 heures de soleil par jour. Le record de froid relevé est de moins 3,6 degrés.

Ce sont deux courses dans la même matinée. À 7h45 vous êtes à six ou sept degrés dans l’ombre, et le soleil ne passe pas les remparts avant un moment. Vers 11 heures, sur la fin de course, vous êtes à quinze ou seize degrés en plein soleil. Un coureur qui part habillé pour le départ souffre à l’arrivée, et l’inverse est pire.

L’usage local est un vieux tee-shirt par-dessus la tenue, jeté au premier kilomètre. Prévoyez aussi un vêtement chaud dans le sac : l’attente d’après-course, immobile et trempé, à quinze degrés, refroidit vite.

Le vrai sujet : le trajet du dimanche matin

Départ à 7h45, sas ouverts avant, échauffement, consigne. Il faut être sur place à 6h45. Ce qui veut dire un réveil entre 5h et 5h30, et un petit déjeuner que personne ne vous servira à cette heure-là.

C’est le point que les logements ne disent jamais, et il pèse plus que la distance au départ.

Si vous logez dans la médina. Vous êtes à vingt minutes à pied de l’avenue de la Menara. Aucun transport à prévoir. En échange, vous dormez au-dessus d’une rue qui vit tard, et le samedi soir est le pire soir de la semaine pour ça. Demandez une chambre sur patio, jamais sur rue.

Si vous logez à Guéliz ou à l’Hivernage. C’est le meilleur compromis brut : dix minutes de taxi, des immeubles calmes, des cafés ouverts tôt. Le prix des chambres monte sur ce week-end, réservez avant novembre.

Si vous logez hors les murs. Le silence est réel, et c’est ce que vous cherchez la veille d’une course. Le coût aussi : il vous faut une voiture ou un chauffeur réservé pour 6h15. Ne comptez pas trouver un taxi dans un douar à cette heure-là, ça n’arrive pas. Comptez quinze à vingt minutes de route un dimanche matin, quand la ville dort encore.

C’est notre cas, et nous ne le vendons pas comme un avantage pour un dimanche de course. C’en est un pour les quatre jours qui suivent.

Ce qui se passe après l’arrivée

Un marathon abîme les jambes pour trois jours. Les escaliers deviennent une décision, et une médina, c’est des escaliers. Un riad de trois étages sans ascenseur, une chambre au dernier niveau, des marches irrégulières : le lundi matin devient une épreuve.

C’est là que le calcul s’inverse. Une maison dont les chambres sont au même niveau, avec un bassin froid où tremper les jambes, vaut plus le 1er février que vingt minutes de marche gagnées le 31 janvier.

L’eau de janvier tourne autour de treize degrés dans un bassin non chauffé. Pour la récupération musculaire, c’est exactement la bonne température, et c’est bien la seule période de l’année où on peut l’écrire.

Réserver

Les dates de la course sont connues des hôteliers marrakchis depuis toujours. L’inventaire correct part en octobre et en novembre. Fin décembre, il reste ce que personne n’a voulu, au prix du réveillon.

Une dernière chose, valable pour tous les logements. Vérifiez que le petit déjeuner peut être servi à 5h30, ou qu’une cuisine est à votre disposition. Beaucoup d’établissements annoncent un service à 7 heures, ce qui ne sert à rien quand la course part à 7h45.

La maison qui a servi à écrire ceci

Dar Djinou, trois chambres et une piscine privée, à dix kilomètres de la place Jemaa el-Fna.

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